07 septembre 2026. Bernard était un ange. Son sourire limpide ouvrait les portes de son âme. Il était fidèle en amitié, bienveillant avec toustes et engagé dans son travail d’animateur socio-culturel. C’était un être avec lequel Pearl et moi partagions d’innombrables souvenirs, depuis cinquante ans ! Nous l’aimions. Il est parti voici presque deux ans, emporté par un mal qui l’affaiblissait, lentement, durant des années, mais qui ne lui a jamais enlevé sa douceur, son sourire, son affabilité. Bernard était un grand admirateur de Léo Ferré. La maison de quartier de Chêne-Bourg (le Spot), « Avec Léo », lui rendront hommage le samedi 26 septembre à 19 heures alors qu’elle fêtera ses 40 ans.
16 août 2026. Avec Léo se veut un projet de cabaret intimiste où musique, poésie et narration s'entremêlent. Nous le proposons à de petites salles pour un petit public, 100 personnes au maximum. Nous le proposons aussi en privé, sur invitation pour vos amis et pour vous. Après l'Italie, trois concerts sont prévus fin septembre / début octobre sur Genève, un (ou deux?) dans la région de Lausanne, puis Nyon et Genève début décembre. La Belgique suivra en février/mars. Vous avez des idées ? Partagez-les avec nous, écrivez-nous! En primeur :
26 septembre, Le Spot (Chêne-Bourg, GE)
1er octobre, Floky-la-Loutre (rue de Carouge, GE)
Photo: Enregistrement de "C'est Extra" à Collepino di Spello
13 août 2026. Evolution du logo. Le poing levé se mute en rose alors le noir persiste. Ce noir de deuil et de désespoir, et cette rose à peine éclose, symbole, elle, d'espoir, d'amour, de paix. Du deuil renaît l'amour. De l'amour revient l'espoir. L'éclosion, le renouveau. La fraternité. La poésie est incarnée par ces trois axes, ces trois notes, terreau fertile pour la rose d'où éclosent le progrès humain et social.
Félix Leclerc
5 juillet 2026. "Je m'en vais entre les arbres, sans laisser de traces". Visite émue de la dernière demeure de Félix Leclerc à Saint-Pierre-de-l'île-d'Orléans. Le chanteur-poète québécois nous a quittés le 8 août 1988, alors qu'il se promenait entre les arbres de "son" île, justement. Or si, (serait-ce possible ?), vous ne connaissez de lui que peu ou rien, voyez ci-dessous comment il parle de la vie, de l'amour, de la mort. Promis, il vous viendra l'envie de le (re)découvrir en écoutant ses chansons.
C’est beau la vie Comme un nœud dans le bois C’est bon la vie Bue au creux de ta main Fragile aussi Même celle du roi C’est dur la vie Vous me comprenez bien.
C’est fou la mort Plus méchant que le vent C’est sourd la mort Comme un mort sur un banc C’est noir la mort Et ça passe en riant C’est grand la mort C’est plein de vie dedans.
18 mai 2026. Me voici en ce Montréal que j’aime tant, et je ne laisserai pas filer l’occasion de vous parler de quelques grands auteurs compositeurs canadiens. Originaire du Nouveau Brunswick, province à la fois francophone et anglophone, Roch Voisine est probablement le seul artiste notoire ayant mené une carrière bilingue. Robert Charlebois a bien tenté quelque incursion, sans suite. Tous les autres, sauf exception (quelques phrases de Léonard Cohen dans Take This Waltz ou The Partisan) ont été monolingues. Le Canada a donné de grands talents dont le point commun a été l’engagement social et politique, à la manière de Joni Mitchell, Neil Young ou Léonard Cohen. Ce dernier jouit toujours d’un immense respect, au plan national et international. Plusieurs « murales » monumentales à Montréal sont peintes à son effigie. Au Québec, l’engagement politique inclut une part notoire d’indépendantisme. Il a été chanté avec amour, fierté et passion mais sans bellicisme. Il y a tant de poésie dans les textes de Gilles Vigneault et de Félix Leclerc ! Et quelles voix ! Il me vient une irrésistible envie de les interpréter. Il y aurait donc une vie après Léo 😊.
Extrait de Mon pays de Gilles Vigneault
(…)De ce grand pays solitaire Je crie avant que de me taire À tous les hommes de la terre Ma maison, c'est votre maison Entre ses quatre murs de glace Je mets mon temps et mon espace À préparer le feu, la place Pour les humains de l'horizon Et les humains sont de ma race
(…)Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'envers D'un pays qui n'était ni pays ni patrie Ma chanson, ce n'est pas ma chanson, c'est ma vie C'est pour toi que je veux posséder mes hivers
photos: Murale L. Cohen: E. Gennai. 2026 . Murale G. Vigneault: Laurent Gascon 2016.
Génération Ferré
15 mars 2026. Alors que la « génération Ferré » vieillit et se dilue dans les affres du temps, Léo reste dans son jus, plus underground que jamais. Il n'appartient pas au courant dominant, comme d'ailleurs il ne l’a jamais été, comme il n'a jamais voulu que ce fut. Léo Ferré n'a jamais dépendu des hit-parades, ni des compromissions télévisuelles (CF « Le conditionnel de variété » (1971)). Aujourd'hui, il continue de passer sous les radars ; sa poésie et sa musique circulent de récital en récital, d' hommage en hommage, presque sous le manteau. Sa poésie est pérenne, d'une pérennité souterraine, discrète mais solide. Sa musique est en odeur de postérité, il la construit pour elle-même, par la qualité et l'originalité de son oeuvre. En quête de sens, chaque génération redécouvre à sa manière les chants d'espoir et de révolte de Ferré. Cette transmission vivante, on la sent palpiter chez des artistes qui, sans chercher l'effet de mode, s'emparent de Ferré avec respect et singularité. Parmi eux, Feu! Chatterton (photo Wikimedia commons), Nicolas Michaux, La Sido ou Cécile McLaurin Salvant.
Avec Léo, le programme
15 février 2026. Le récital inclut douze à quinze chansons dont certaines sont précédées d'une narration. Elles sont choisies parmi le richissime répertoire de Léo Ferré. Les prochains concerts sont prévus durant l' été et l' automne 2026, d'abord en Ombrie puis en Suisse romande et en Belgique.