18 mai 2026.  Me voici en ce Montréal que j’aime tant, et je ne laisserai pas filer l’occasion de vous parler de quelques grands auteurs compositeurs canadiens. Originaire du Nouveau Brunswick, province à la fois francophone et anglophone, Roch Voisine est probablement le seul artiste notoire ayant mené une carrière bilingue. Robert Charlebois a bien tenté quelque incursion, sans suite. Tous les autres, sauf exception (quelques phrases de Léonard Cohen dans Take This Waltz ou The Partisan) ont été monolingues. Le Canada a donné de grands talents dont le point commun a été l’engagement social et politique, à la manière de Joni Mitchell, Neil Young ou Léonard Cohen. Ce dernier jouit toujours d’un immense respect, au plan national et international. Plusieurs « murales » monumentales à Montréal sont peintes à son effigie. Au Québec, l’engagement politique inclut une part notoire d’indépendantisme. Il a été chanté avec amour, fierté et passion mais sans bellicisme. Il y a tant de poésie dans les textes de Gilles Vigneault et de Félix Leclerc ! Et quelles voix ! Il me vient une irrésistible envie de les interpréter. Il y aurait donc une vie après Léo 😊.

Extrait de Mon pays de Gilles Vigneault

(…) De ce grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
À tous les hommes de la terre
Ma maison, c'est votre maison
Entre ses quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
À préparer le feu, la place
Pour les humains de l'horizon
Et les humains sont de ma race

(…) Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'envers
D'un pays qui n'était ni pays ni patrie
Ma chanson, ce n'est pas ma chanson, c'est ma vie
C'est pour toi que je veux posséder mes hivers

photos: Murale L. Cohen: E. Gennai. 2026 . Murale G. Vigneault: Laurent Gascon 2016.

Génération Ferré

15 mars 2026. Alors que la « génération Ferré » vieillit et se dilue dans les affres du temps, Léo reste dans son jus, plus underground que jamais. Il n'appartient pas au courant dominant, comme d'ailleurs il ne l’a jamais été, comme il n'a jamais voulu que ce fut. Léo Ferré n'a jamais dépendu des hit-parades, ni des compromissions télévisuelles (CF « Le conditionnel de variété » (1971)). 
Aujourd'hui, il continue de passer sous les radars ; sa poésie et sa musique circulent de récital en récital, d' hommage en hommage, presque sous le manteau. Sa poésie est pérenne, d'une pérennité souterraine, discrète mais solide. Sa musique est en odeur de postérité, il la construit pour elle-même, par la qualité et l'originalité de son oeuvre. En quête de sens, chaque génération redécouvre à sa manière les chants d'espoir et de révolte de Ferré.
Cette transmission vivante, on la sent palpiter chez des artistes qui, sans chercher l'effet de mode, s'emparent de Ferré avec respect et singularité. Parmi eux, Feu! Chatterton (photo Wikimedia commons), Nicolas Michaux, La Sido ou Cécile McLaurin Salvant.

Avec Léo, le programme


15 février 2026. Le récital inclut douze à quinze chansons dont certaines sont précédées d'une narration. Elles sont choisies parmi le richissime répertoire de Léo Ferré. Les prochains concerts sont prévus durant l' été et l' automne 2026, d'abord en Ombrie puis en Suisse romande et en Belgique.

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